Welcome

Welcome to my Inner World. I am a French self-taught artist, and these past seventeen years I have made Norway my home. Moving to the Lofoten islands was the greatest present I ever made to myself and the Arctic landscapes are indeed a true treat for any artist’s eyes. I live with my British soulmate,… Continue Reading

My Digital Art

Category Archives: Dreams, Meditation and Poetry

Liberté

Le sentier qui mène à l’Océan de Lumière
Est-ce cela? Est-ce la réponse?
Aussi longtemps que tu seras libre, tu es en sûreté,
Chantent les vagues déferlantes,
Le flot, le flot, le flot… et n’aie aucun regret.

Gwarch’

Sept orphelines pour un monde nouveau
Et la sorcière frémit dans son sommeil
Vous pensiez que vous pouviez vous cacher?
Dit-elle…
Aucun rempart contre le regard de la sorcière.
Gentilles filles, pas de remous, et peut-être commencerez-vous à croire à vos propres mensonges
Mais un semi-mensonge est plus mortel qu’un mensonge vraiment cru.
Venez, mes filles bien-aimées, relever le défi
Sentir le tonnerre courir sauvagement dans vos veines
Dîtes non et vous serez dévorées vivantes
Faîtes un sage usage de la perfidie
Qu’elle soit magnifique
Car il n’y a de pire laideur
que celle des vrais motifs
Que nous dissimulons à nous-même.
Parlez maintemant, mes filles!
Soyez la poupée, soyez la harpie
Mais jamais ne vous courbez …

Parole Daimonique

Le faisceau de lumière balaye les cimes des vagues
Nuit tourmentée au rivage ponctué de flambeaux tremblotants,
En procession étrange, apparaissent les messagers,
Regards secrétifs d’éclats de lune, leurs gestes lents plus bouleversants
Qu’ un amas de supernovas,
Leur présence trouble comme une dissonance semant effroi et enchantement,
Car nul ne sait quel est leur dessein…

Coeur bondissant veut toucher ma flamme.
Sont-ce mes chatoiements que tu veux revêtir?
Veux-tu que nous te brûlions sans te consumer?
En une fraction de seconde, notre monde te traverse,
et tu chavires sous le poids de notre impossible demande.
Nous t’ouvrons les portes, mais nous gardons bien de te donner la clef.
Pauvre épouvantail agonisant de ne rien posséder,
Tes cheveux de paille scintillent sous la lune,
Mais la lueur dans tes yeux, c’est nous qui l’y avons placée.

Tempête

Ô nuées et fracas des vagues qui font frémir le mourrant, j’appelle!
Mon coeur cendré,
Mains nacrées sur le gouvernail.
C’est aux heures les plus sombres que la nécéssité du voyage s’impose.
Rêves à l’agonie, les lampions s’eteignent tous les uns après les autres
Et ma seule lanterne dans mes mains tremblantes vascille.
J’apercois au loin mes vieilles constellations que je croyais perdues
Et seul le vent vociférant peut maintenant me porter jusque dans leur chemin
Ou me jeter sur des ecueils.
La nuit est tombée et il est grand temps de mettre les voiles
Vers cet Inconnu qui lui seul peut me ramener en vie,
Hurlant, étreignant le gouvernail à bras-le-corps
Avec pour seul guide un coeur chaviré de trop de joie réprimée.